Bazaine capitule à Metz

Publié le par Anna K.

27 octobre 1870 : la reddition du maréchal Bazaine à Metz marque la fin du dernier espoir français dans la guerre face à la Prusse.
eux mois plus tôt, le 12 aout 1870, alors que la France subissait une série de défaites et sous la pression de l'opinion publique, Napoléon III avait donné le commandement de l'Armée du Rhin à cet officier, très populaire depuis la campagne du Mexique.

Après les durs combats de Gravelotte, l'Armée s'était repliée sur Metz.

Le 20 août 1870, la place forte de Metz est entièrement encerclée.

Le 2 septembre 1870, la chute de Sedan précipite les évènements :
  • l'empereur est fait prisonnier,
  • la foule parisienne envahit le Palais-Bourbon.
Le 4 septembre 1870, la République est déclarée.
azaine est un anti-républicain notoire et ses opinions politiques vont fortement peser sur son commandement. En effet, alors :
  • qu'il dispose d'une armée encore importante (180.000 hommes),
  • qu'il a plusieurs opportunités de contre-offensives,
il se laisse enfermer dans Metz avec ses troupes.
Bazaine De façon incompréhensible sur le plan stratégique, il ne tentera pas de sortie. Metz est certes une ville aux défenses solides, mais elle ne peut tenir un siège de plusieurs mois avec un tel nombre de bouches à nourrir en son sein.

De fait, Bazaine tentera seulement de négocier avec les Prussiens une sortie pour voler au secours de l'Empire vacillant : ce qui lui sera refusé.
Cette capitulation eut comme effets désastreux pour la France :
  • de libérer les troupes assiégeantes
  • et de permettre à Bismarck de les envoyer sur la Loire
  • où elles réduisirent à néant les tentatives de Gambetta de réunir une nouvelle armée, alors même que les Prussiens étaient déja dans Paris.
ette reddition conduira inéluctablement à la défaite française et à l'annexion de l'Alsace-Moselle pendant près d'un demi-siècle - suite au traité de Francfort en 1871.

Bazaine, haï par les républicains et bouc-émissaire utile pour les bonapartistes, fut jugé pour haute trahison et condamné à mort en 1873 - sa peine étant ensuite commuée à 20 ans de détention. Il s'évada en 1874 et fut assassiné en Espagne par un voyageur français, en 1888.

Depuis le sac de la ville par Attila en 451, la ville de Metz n'avait jamais été conquise.

de à Metz

O Metz, mon berceau fatidique,
Metz, violée et plus pudique,
Et plus pucelle que jamais !
O ville où riait mon enfance,
O citadelle sans défense
Qu'un chef, que la honte devance !
O mère auguste que j'aimais !

Du moins, quelles nobles batailles,
Quel sans pur pour les funérailles,
Non de ton honneur, Dieu merci,
Mais de ta vieille indépendance !
Que de généreuse imprudence !
A ta chute, quel deuil intense !
O Metz, dans ce pays transi !

Or donc, il serait des poètes
Méconnaissant ces sombres fêtes
Au point d'en rire et d'en railler !
Il serait des amis sincères
Du peuple accablé de misère
Qui devant ces ruines fières
Lui conseilleraient d'oublier ?

Publié dans Terre d'Histoire

Commenter cet article

HOUBA 02/11/2008 10:44

Interessant cette histoire bon dimanche anna k