La faïencerie de Niderviller
En 1735, le maître-faïencier Mathias Lesprit, originaire de Badonviller, achète un terrain à Niderviller pour y créer une faïencerie. Le lieu a 2 atouts :
- la proximité avec la forêt vosgienne qui fournit le bois nécessaire à la cuisson,
- la présence d'argile.
Malheureusement les dettes s'accumulent et en 1748, l'usine est vendue à Jean-Louis Beyerlé, directeur de la monnaie de Strasbourg. Son ambition est d'égaler les Hannong - célèbre famille d'origine hollandaise dont le nom domine l'histoire de la céramique strasbourgeoise au XVIIIème siècle. Il va, pour se faire, embaucher des faïenciers de Strasbourg.
| En 1770, découragé de ne pas pouvoir concurrencer librement Sévres - qui avait depuis 1673, le monopole de la faïence et de la porcelaine - Beyerlé vend la manufacture, en plein essor, au Comte de Custine. En 1778, celui-ci se retrouve aux abois, il s'associe alors avec François-Henri Lanfrey, qui prend la direction, et agrandit l'usine. Avec la Révolution Française, surgissent les difficultés : Custine est guillotiné en 1793. En 1802, Lanfrey rachète l'usine et la production reprend. En 1827, à la mort de Lanfrey, ses fils vendent l'usine à Louis-Guillaume Dryander. Fin 1830, la concurrence de Limoges l'oblige à arrêter la porcelaine. Il perfectionne donc le cailloutage - poterie fine. Ses deux fils prennent ensuite la relève. | |
- G. Küpper de 1881 à 1899,
- Jacob Flach de 1900 à 1923 et
- Paul Galliath de 1923 à 1938.
La banque Worms prend ensuite le relais de la famille Dryander et assure la gérance de la faïencerie jusqu'en 1981, date à laquelle elle vend de nombreuses affaires, afin de réduire ses participations industrielles, dont la faïencerie rachetée par la SITRAM.
En 1984, à la suite de mévente, les usines de Saint-Amand, puis de Sainte-Radegonde (en 1986) sont fermées.
En 1987, c'est le dépôt de bilan avec autorisation d'exploiter le fonds de commerce.
En 1993, la société est mise en règlement judiciaire et est reprise, l'année suivante par Emeraude France avec pour ambition de recréer le patrimoine et le faire-savoir, de susciter le tourisme industriel.
En 1996, la manufacture dépose son bilan avant d'être reprise par Jean et Marc Jacquet.
Le bâtiment des faienceries est classé monument historique depuis 1994.
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