Paul Verlaine
| Sa vie et son oeuvre | |||
| Paul Marie Verlaine est sans doute la personnalité de Metz la plus connue. Il y vit le jour le 30 mars 1844, dans une famille bourgeoise aisée. Le père de Verlaine était capitaine d'armée : les différentes mutations mèneront, dès 1845, la famille à Montpellier, puis à Paris. Après avoir réussi son baccalauréat, il s'inscrit en Droit mais passe davantage de temps dans les cafés et la fréquentation des poètes que sur les bancs de la Faculté. Il renonce alors à ses études et occupent quelques emplois alimentaires. C'est en 1866 que sa première oeuvre est publiée :
S'en suivront de la poésie :
A compter de cette date et jusqu'à sa mort, Verlaine fera de très nombreux séjours en prison et en hôpital. Après Rimbaud, d'autres passions influeront sur son oeuvre (Marie Gambier, Lucien Letinois, Auguste Cazals..) À partir de 1887, alors que sa célébrité s'accroît, il plonge dans la misère la plus noire. Les productions littéraires de ses dernières années sont purement alimentaires. En 1894, il est couronné « Prince des Poètes » et doté d'une pension. Usé prématurément, il meurt le 8 janvier 1896, à Paris à l'âge de 52 ans. Rimbaud était déjà mort en 1891 à Marseille. J'ai pensé intéressant de noter que celui qu'on surnomme "le Prince des Poètes", était avant tout le poète des clairs-obscurs : emploi de rythmes impairs, d'assonances, de paysages en demi-teintes. Georges de la Tour, originaire de Moselle aussi, utilisait la technique du clair-obscur pour réaliser ses tableaux. | |||
| Metz | |||
| Paul Verlaine naît au 2 rue Haute-Pierre à Metz Pour voir où se situe rue Haute-Pierre : cliquez sur la carte pour l'agrandir Metz est le chef-lieu du département de la Moselle et la préfecture de la région Lorraine. Son université et un collège portent le nom du poète. "Metz possédait et doit encore posséder une très belle promenade appelée « l'Esplanade », donnant en terrasse sur la Moselle, qui s'y étale, large et pure, au pied de collines fertiles en raisins et d'un aspect des plus agréables. Sur la droite de ce paysage, en retrait vers la ville, la cathédrale profile à une bonne distance panoramique son architecture dentelée à l'infini. Vers la nuit tombante, des nuées de corbeaux reviennent en croassant, faut-il dire joyeusement ? reposer devers les innombrables tourelles et tourillons qui se dressent sur le ciel violet" "Et d'abord la cathédrale si bizarre, un peu folle avec son unique tour centrale brusquement terminée par une sorte de belvédère. je ne sais si les vitraux ont quelque mérite. Toujours est-il qu'à mes yeux d'enfant leurs couleurs parlaient féériquement" Les Confessions | |||
