La cathédrale de Metz

Publié le par Anna K.

Jolie légende que celle de Pierre Perrat, architecte et bâtisseur de cathédrales au XIIIème siècle.

Il avait en charge la construction de la voûte de la cathédrale Saint-Etienne. Bien qu'il ait déjà participé à la construction d'autres cathédrales, celle-ci lui paraissait impossible à bâtir. Il fit alors appel au diable pour en réaliser les plans : en échange de son aide, il lui donnerait son âme après sa mise en terre.

Peu de temps avant sa mort, en 1400, il demanda à un moine de lui creuser un sarcophage dans le mur de la cathédrale et d'y placer son corps le moment venu. Ce fut chose faite ! Et quand le diable voulut prendre son cadavre, l'archange Saint Michel s'y opposa : Perrat ne reposait pas en terre.

La tradition veut que le vent qui souffle, encore aujourd'hui, autour de la cathédrale soit celui de la colère du diable.

L'histoire a retenu le nom de Pierre Perrat, mais il y eut bien d'autres architectes : la construction de la cathédrale dura des siècles.

Elle est un jalon dans l'histoire de l'architecture gothique en marquant le début du gothique rayonnant ; elle est, après la Sainte Chapelle de Paris, l'église la plus vitrée et la plus lumineuse Les messins la surnomment la Lanterne du Bon Dieu. Sa hauteur - 41,77 m pour la nef - et sa surface de vitraux - 6.500 m² - sont exceptionnels.

Tout commence, lorsque Metz devint le siège d'un Evêché au IIIe siècle. Un sanctuaire dédié à Saint-Étienne se trouvait alors à l'emplacement actuel de la cathédrale, il fut le seul monument épargné par les Huns lors du sac de la cité en 451.

Au Xème siècle, l'évêque Thierry Ier entreprit de reconstruire le sanctuaire primitif et d'en faire une basilique.

Et, enfin, les travaux de construction de la cathédrale dédiée à Saint Étienne, sous la forme que nous connaissons aujourd'hui, s'échelonnèrent de 1220 à 1520 en réunissant deux églises : Notre-Dame-la-Ronde et Saint Etienne. Bien que cette période fut longue, la cathédrale présente une remarquable unité de style.

Si vous visitez la cathédrale, ne ratez pas :

Le trésor épiscopal : il recèle des pièces remarquables, telles des crosses d'évêques en ivoire des XIIe et XIIIe siècles, l'anneau épiscopal de saint Arnoul, des pièces d'orfèvrerie du XIIe au XIXe siècle et un manteau byzantin, dit chape de Charlemagne, datant du XIIème siècle.

A de très rares occasions, il est possible de voir ce trésor : c'est un moment magique, ce sont de jolies pièces, chargées d'histoire.

L'effigie du Graoully , le fameux dragon qui terrorisait la ville, qui est dans la crypte.

Le corps de Pierre Perrat repose dans la nef de la cathédrale.


Publié dans Terre de Patrimoine

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Houba 19/11/2008 23:19

Joli mais as-tu vu celle de strasbourg? avec son horloge et ses petits bonhommes qui bougent au fil des heures!!!

Anna K. 21/11/2008 10:09



J'allais voir celle de Strasbourg quand j'étais petite et on restait planté à regarder :)


En fait, celle que je préfère en France, c'est le Sacré-Soeur à Paris, elle correspond davantage à mes goûts architecturaux.