Les Papillons de Metz
Le 16 août 1870, le Général Bazaine se laisse enfermer de façon incompréhensible avec ses 180.000 hommes dans la ville de Metz. Assiégée par l'armée Prussienne, l'Armée du Rhin est totalement coupée du reste du pays...
e 1er septembre 1870, le Docteur Papillon - médecin militaire - et le Docteur Jeannel - pharmacien en chef - plaisantent pour tromper l'ennui :
"Je ne conçois pas, dit le Docteur Papillon, que l'on n'ait pas songé à envoyer des dépêches chiffrées, au moyen de quelques aérostats ; une grande ville comme Metz doit offrir des ressources industrielles de toutes sortes, ce serait un projet à réaliser, Monsieur Jeannel".
Jeannel répond que l'on ne devient pas aérostier du jour au lendemain et la conversation dévie sur d'autres sujets...
éanmoins, le soir même, le Docteur Jeannel se dit que cette idée n'est pas si mauvaise et il passe la nuit à étudier le projet qu'il soumet dès le lendemain par écrit à l'Etat Major, qui retient l'idée.
Avec l'aide de deux autres pharmaciens, Jeannel va en quelques jours, dans les greniers du Fort-Moselle, concevoir des petits aérostats en papier calque, gonflés de 500 litres d'hydrogène, pouvant transporter hors des murs de la ville des courriers légers. N'étant pas convaincu par le procédé, le jugeant trop puéril pour être utilisé à des fins de dépêches militaires, Bazaine n'autorise que l'envoi de courriers personnels.
a presse locale appelera ces lettres les "Papillons de Metz" en raison de leur légèreté mais aussi en référence au nom de l'initiateur du projet.
L'École d'Application de l'Artillerie et du Génie prendra le relais des pharmaciens avec des ballons deux fois plus gros. Une douzaine de ballons, emportant 150.000 dépêches, seront lancés jusqu'au 3 octobre, date à laquelle Bazaine interdira leur lancement, constatant sans doute que de nombreuses lettres critiquaient fermement son commandement.
3 semaines plus tard, Bazaine se rend et les Prussiens entrent à Metz, dont ils ne repartiront qu'au bout d'un demi-siècle .
e 1er septembre 1870, le Docteur Papillon - médecin militaire - et le Docteur Jeannel - pharmacien en chef - plaisantent pour tromper l'ennui :"Je ne conçois pas, dit le Docteur Papillon, que l'on n'ait pas songé à envoyer des dépêches chiffrées, au moyen de quelques aérostats ; une grande ville comme Metz doit offrir des ressources industrielles de toutes sortes, ce serait un projet à réaliser, Monsieur Jeannel".
Jeannel répond que l'on ne devient pas aérostier du jour au lendemain et la conversation dévie sur d'autres sujets...
éanmoins, le soir même, le Docteur Jeannel se dit que cette idée n'est pas si mauvaise et il passe la nuit à étudier le projet qu'il soumet dès le lendemain par écrit à l'Etat Major, qui retient l'idée.Avec l'aide de deux autres pharmaciens, Jeannel va en quelques jours, dans les greniers du Fort-Moselle, concevoir des petits aérostats en papier calque, gonflés de 500 litres d'hydrogène, pouvant transporter hors des murs de la ville des courriers légers. N'étant pas convaincu par le procédé, le jugeant trop puéril pour être utilisé à des fins de dépêches militaires, Bazaine n'autorise que l'envoi de courriers personnels.
e 6 septembre, le premier aérostat emportant quelques dizaines de lettres sur papier pelure, plus léger, s'élève de Metz porté par un vent d'est et passe les lignes ennemies. En 8 jours, ce sont 14 ballons transportant 3.000 lettres qui vont ainsi quitter la ville asségiée. Sur les ballons, il est demandé à toute personne qui trouvera les lettres de les déposer à la poste la plus proche pour son acheminement. | |
a presse locale appelera ces lettres les "Papillons de Metz" en raison de leur légèreté mais aussi en référence au nom de l'initiateur du projet.L'École d'Application de l'Artillerie et du Génie prendra le relais des pharmaciens avec des ballons deux fois plus gros. Une douzaine de ballons, emportant 150.000 dépêches, seront lancés jusqu'au 3 octobre, date à laquelle Bazaine interdira leur lancement, constatant sans doute que de nombreuses lettres critiquaient fermement son commandement.
3 semaines plus tard, Bazaine se rend et les Prussiens entrent à Metz, dont ils ne repartiront qu'au bout d'un demi-siècle .
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