Adrienne Thomas
| Sa vie et son oeuvre | |
| Adrienne Thomas est née le 24 juin 1897 à Saint-Avold et décédée le 7 novembre 1980 à Vienne. La Moselle étant alors annexée, Hertha Adrienne Strauch, son vrai nom, était allemande. Ce qui explique qu'elle soit méconnue en France. C'est dommage car le personnage est très intéressant. Elle a d'abord vécu à Saint-Avold pendant 7 ans, ses parents y possédaient un commerce puis à Metz où son père était en garnison. A la déclaration de guerre, en août 1914, elle s'engage comme volontaire de la Croix-Rouge, elle a 17 ans et cette expérience va marquer son oeuvre littéraire : va-et-vient ininterrompu des trains où s'entassaient les soldats allemands ou français prisonniers, blessés ou morts. En 1916, elle retourne à Berlin avec sa famille. En 1930, elle écrit Die Katrin wird Soldat - Catherine soldat : c'est un des premiers romans antiguerre de l'époque. Il la rend célèbre du jour au lendemain et est traduit en 16 langues. Sa parution en France est préfacée par Jean Giraudoux. Mais d'origine juive, ses livres sont interdits par les nazis et brûlés : ils figuraient sur la liste noire, où l'on compta quatre-vingt noms d'auteurs. En 1933, pour fuir le nazisme, elle est obligé d'émigrer en Suisse, puis en France, puis en Autriche. En 1938, l'Anschluss la contraint à nouveau à fuir à travers l'Europe. Finalement, elle regagne Paris où seule la chance lui permet de ne pas se retrouver dans un train pour Auschwitz. Après son bref internement en France au camp de Gurs au printemps 1940, elle parvient à fuir aux Etats-Unis avec l'aide de l'Emergency Rescue Committee. En exil, elle épouse en 1941 le politicien autrichien et vétéran d'Espagne Julius Deutsch, fondateur de la ligue de défense sociale-démocrate et meneur du soulèvement de 1934 à Vienne. Le couple retourne en Autriche en 1947. Adrienne romança ses expériences d'exil dans :
Sa mémoire reste honorée en Autriche depuis sa mort en 1980. | |
| Saint-Avold | |
| Saint-Avold est une petite ville qui se situe à 40 km à l'est de Metz et où l'on peut voir l'abbatiale Saint-Nabor. Depuis quelques années, la ville a créé le prix "Adrienne Thomas" en l'honneur de l'écrivaine. Il est décerné chaque année à de jeunes historiens. | |