La reddition de Marsal - Jean de la Fontaine
La commune de Marsal se situe dans le pays du Saulnois au sud de la Moselle et est marquée par l'exploitation du sel.
En 1663, alors que Louis XIV assure la paix en France, on lui apprend la volonté du duc de Lorraine de garder Marsal, contrairement à ce qu'il avait promis. Le Roi en personne investit la place avec une armée impressionnante et sans coup de feu, obtient une reddition : le duc de Lorraine cède et rend la place au Roi : le 2 septembre 1663.
De cet épisode historique, il reste une tapisserie des Gobelins

et ces quelques sonnets de Jean de La Fontaine :
En 1663, alors que Louis XIV assure la paix en France, on lui apprend la volonté du duc de Lorraine de garder Marsal, contrairement à ce qu'il avait promis. Le Roi en personne investit la place avec une armée impressionnante et sans coup de feu, obtient une reddition : le duc de Lorraine cède et rend la place au Roi : le 2 septembre 1663.
De cet épisode historique, il reste une tapisserie des Gobelins

et ces quelques sonnets de Jean de La Fontaine :
Monarque le plus grand que révère la Terre,
Et dont l'auguste nom se fait craindre en tous lieux,
Près de toi le pouvoir des plus ambitieux
A moins de fermeté que l'argile et le verre.
Marsal qui se vantait de te faire la guerre,
Baissant à ton abord son front audacieux,
Dès le premier éclair qui lui frappe les yeux,
Se rend et n'attend pas le coup de ton tonnerre.
Si la fierté rebelle eut irrité ton bras,
Qu'il se fut signalé par de fameux combats,
Et qu'il m'eut été doux d'en célébrer la gloire.
Mais ma muse déjà commence à redouter
De ne te voir jamais remporter de victoires
Pour manquer d'ennemis qui t'osent résister.
Et dont l'auguste nom se fait craindre en tous lieux,
Près de toi le pouvoir des plus ambitieux
A moins de fermeté que l'argile et le verre.
Marsal qui se vantait de te faire la guerre,
Baissant à ton abord son front audacieux,
Dès le premier éclair qui lui frappe les yeux,
Se rend et n'attend pas le coup de ton tonnerre.
Si la fierté rebelle eut irrité ton bras,
Qu'il se fut signalé par de fameux combats,
Et qu'il m'eut été doux d'en célébrer la gloire.
Mais ma muse déjà commence à redouter
De ne te voir jamais remporter de victoires
Pour manquer d'ennemis qui t'osent résister.
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