Les mosellans prisonniers de guerre en URSS
Dès le mois d'Avril 1943, les autorités soviétiques savaient que, dans les régiments allemands, figuraient des incoporés de force, qu'elles incitèrent, par des tracts, à déserter.
Pourtant, ceux qui se rendirent à l'Armée Rouge furent considérés comme prisonniers de guerre et non comme des alliés libérés. En effet, l'accueil des Soviétiques fut moins chaleureux que le laissaient entendre les appels ou émissions radio.
Les problèmes d'identification linguistique des Mosellans, l'absence de critères de distinction (manque de papiers) et les cas d'ursurpation d'identité de soldats allemands contibuèrent à l'amalgame entre prisonniers.
Certains furent envoyés dans une unité de partisans, d'autres - ce fut la majorité - passèrent de camps en camps avant d'être dirigés vers le camp de Tambow où, à partir de 1943, on concentra les Malgré-nous.
De longues négociations franco-soviétiques permirent, pourtant, de libérer un contingent de prisonniers Alsaciens-Mosellans du camp de Tambow : en juillet 1944, 1500 Malgré-nous furent libérés, transitèrent par Téhéran et Alger, puis choisirent souvent de participer à des unités combattantes.
A partir d'août 1944, on se désintéressa du sort des autres Malgré-nous, prisonniers des Russes.
Au fil de la décennie 1945-1955, les derniers captifs rentrèrent au compte-goutte. Au vu de nombre officiel de ces rapatriements, il manquait encore à l'appel de nombreux mosellans. On estimait en 1948 que :
Pourtant, ceux qui se rendirent à l'Armée Rouge furent considérés comme prisonniers de guerre et non comme des alliés libérés. En effet, l'accueil des Soviétiques fut moins chaleureux que le laissaient entendre les appels ou émissions radio.
Les problèmes d'identification linguistique des Mosellans, l'absence de critères de distinction (manque de papiers) et les cas d'ursurpation d'identité de soldats allemands contibuèrent à l'amalgame entre prisonniers.
Certains furent envoyés dans une unité de partisans, d'autres - ce fut la majorité - passèrent de camps en camps avant d'être dirigés vers le camp de Tambow où, à partir de 1943, on concentra les Malgré-nous.
- Sevan en Arménie
- Majaisk ou Vitebsk en Russie
- Tiraspol en Bessarabie.
- 1/4 fut atteint du typhus,
- 15% de la tuberculose,
- dysentrie,
- pneumonie,
- pleurésie.
De longues négociations franco-soviétiques permirent, pourtant, de libérer un contingent de prisonniers Alsaciens-Mosellans du camp de Tambow : en juillet 1944, 1500 Malgré-nous furent libérés, transitèrent par Téhéran et Alger, puis choisirent souvent de participer à des unités combattantes.
A partir d'août 1944, on se désintéressa du sort des autres Malgré-nous, prisonniers des Russes.
Au fil de la décennie 1945-1955, les derniers captifs rentrèrent au compte-goutte. Au vu de nombre officiel de ces rapatriements, il manquait encore à l'appel de nombreux mosellans. On estimait en 1948 que :
- 17% des Mosellans incorporés de force dans la Wehrmacht étaient officiellement déclarés morts,
- 4 % amputés ou gravement blessés
- 10 % disparus.
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