L'Ecole de Metz
L'Ecole de Metz est bien moins connue que celle de Nancy, la guerre de 1870 et l'annexion mettant fin rapidement à ce courant artistique.
Cette Ecole est née en 1834, révélée par une exposition de l'Académie de Metz (une société savante qui avait été créée en 1756 à l'instigation du maréchal-duc de Belle-Isle).
| Laurent-Charles Maréchal Chef de file de l'Ecole de Metz Peintre, pastelliste, maître-verrier Critique de Baudelaire La Grappe est sans doute un beau pastel, et d’une bonne couleur; mais nous reprocherons à tous ces messieurs de l’école de Metz de n’arriver en général qu’à un sérieux de convention et qu’à la singerie de la maestria, – ceci soit dit sans vouloir le moins du monde diminuer l’honneur de leurs efforts. | |
| Auguste Migette Peintre, décorateur de théâtre et professeur de dessin | |
| Auguste Hussenot Dessinateur, peintre et décorateur | |
| Joseph Hussenot (fils du précédent) Dessinateur | |
| Théodore Devilly Peintre, professeur de dessin Donna des cours à l'Ecole des Beaux-Arts de Nancy à Louis Majorelle | |
| Auguste Rolland Peintre | |
| Auguste Mennessier Peintre | |
| Aimé de Lemud Peintre, graveur, lithographe et statuaire | |
| Christophe Fratin Sculpteur | |
| Charles Pêtre Donna des cours à l'Ecole des Beaux-Arts de Nancy à Louis Majorelle | |
Plusieurs points caractérisent l'Ecole de Metz :
- L'exaltation de la nature, que ce soit :
- une vision tourmentée de la nature où l'être humain n'est plus le sujet principal de la représentation mais se trouve pris dans un environnement sauvage et mystérieux,
- ou une vision réaliste d'éléments naturels observés sur le vif.
- La volonté d'illustrer le pays messin, son histoire, son architecture ou ses paysages.
- Le goût du Moyen-Age : le gothique est à la mode et les monuments gothiques, nombreux à Metz, renforcent cette tendance.
- L'attachement au pays messin n'exclut pas un goût pour l'exotisme : l'Afrique du Nord ou simplement les bohémiens qui vivent dans la région. Leur beauté les fait assimiler aux grecs de l'Antiquité, le "Pâtre"de Maréchal en est un superbe exemple.
Pour conserver la nationalité française, plusieurs générations de créateurs choisissent l'exil provisoire ou définitif à Nancy : Théodore Devilly, Emilie Knoepfler, Emile Michel, Charles Pêtre, Emile Friant, Ernest Bussière et Louis Hestaux ... Certains seront accueillis par l'école de dessin de Nancy.
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