La guerre de Trente Ans en Moselle
Souvent, nous avons croisé la guerre de Trente Ans dans ces pages. On sait qu'elle a été désastreuse, que les Suédois et les Croates ont pillé et incendié nos villes lorsqu'ils les traversaient. Mais que vient faire la Moselle dans cette histoire ?
La guerre, qui commence par un conflit entre catholiques et protestants, va s'étendre à tout l'Empire.
De 1618 à 1648, elle va diviser l'Europe en deux :
Mais le duc de Lorraine Charles IV refuse l'alliance proposée par Richelieu pour un motif externe : Louis XIII refusait de reconnaître les principes du droit qui l'avaient amené au pouvoir. Il se range alors aux côtés des Habsbourg (les catholiques).
À partir de 1633, les hordes de Suédois, Tchèques, Croates et autres déferlent sur les terres de Lorraine, pillant, tuant, apportant partout la désolation, les épidémies, les famines... Les conséquences seront dramatiques : pour exemple, Metz passe de 19000 habitants en 1636 à 3000 en 1643. Les traités de Westphalie (1648), qui terminent la guerre de Trente Ans, donnent définitivement à la France les Trois-Évêchés et l'Alsace, mais ne mettent pas fin aux hostilités en Lorraine. Ce n'est qu'en 1661 que cette guerre se termine pour la Lorraine. Par le traité de Vincennes, le duc Charles IV doit céder à la France de Louis XIV la Route d'Alsace (de Metz-Sarrebourg-Strasbourg).
Cette partie sanglante de l'histoire du duché de Lorraine, a permis le rattachement par la force de la Lorraine à la France au prix d'une population exterminée de plus de 50% . Il faudra plus d'un siècle à la Lorraine pour retrouver son niveau de population de 1618 ; des dizaines de villages sont définitivement rayés de la carte et ne seront plus jamais reconstruits.
| Cette guerre, d'inspiration politique et religieuse, ne concerne au départ que le Saint Empire Romain Germanique. Celui-ci comprend des provinces aussi éloignées que la Bohème et l'Alsace. Le 23 mai 1618, un groupe de protestants tchèques se rend au château royal de Prague. Furieux de la violation de leurs droits religieux, ils s'en prennent aux représentants du roi et jettent deux de ses lieutenants par la fenêtre. | |
De 1618 à 1648, elle va diviser l'Europe en deux :
- d'un côté l'Empereur germanique secondé par l'Espagne et la Sainte Ligue (catholiques déçus par les prises de position royales jugées trop favorables aux protestants),
- et de l'autre les Princes protestants d'Allemagne appuyés par plusieurs pays européens et scandinaves aiguillonnés par Richelieu.
Mais le duc de Lorraine Charles IV refuse l'alliance proposée par Richelieu pour un motif externe : Louis XIII refusait de reconnaître les principes du droit qui l'avaient amené au pouvoir. Il se range alors aux côtés des Habsbourg (les catholiques).
À partir de 1633, les hordes de Suédois, Tchèques, Croates et autres déferlent sur les terres de Lorraine, pillant, tuant, apportant partout la désolation, les épidémies, les famines... Les conséquences seront dramatiques : pour exemple, Metz passe de 19000 habitants en 1636 à 3000 en 1643. Les traités de Westphalie (1648), qui terminent la guerre de Trente Ans, donnent définitivement à la France les Trois-Évêchés et l'Alsace, mais ne mettent pas fin aux hostilités en Lorraine. Ce n'est qu'en 1661 que cette guerre se termine pour la Lorraine. Par le traité de Vincennes, le duc Charles IV doit céder à la France de Louis XIV la Route d'Alsace (de Metz-Sarrebourg-Strasbourg).
Cette partie sanglante de l'histoire du duché de Lorraine, a permis le rattachement par la force de la Lorraine à la France au prix d'une population exterminée de plus de 50% . Il faudra plus d'un siècle à la Lorraine pour retrouver son niveau de population de 1618 ; des dizaines de villages sont définitivement rayés de la carte et ne seront plus jamais reconstruits.
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