La République de Metz
Depuis le partage de la LOTHARINGIE en 960, l'administration de la ville de METZ était confiée à l'évêque, dont le pouvoir était absolu, et faisait partie de l'Empire Germanique. Durant près de trois siècles, les bourgeois de METZ vont s'opposer à son pouvoir.
Au XIIème siècle, profitant des incessantes crises entre la papauté et l'empire germanique, de l'affaiblissement continuel du pouvoir des evêques, les familles bourgeoises de Metz commencent à prendre insidieusement le contrôle des institutions. Dès 1157, une charte de l'évêque donne aux bourgeois les pouvoirs d'administration sur la ville et les faubourgs.
En 1231, la guerre des amis, suite au décés de Gertrude de Dabo et du réglement de sa succession, va précipiter les évènements et obliger l'Evêque à reconnaître l'indépendance de la cité. Le triomphe des bourgeois sur l'Eglise est complet. L'évêque Jean 1er d'Apremont est exilé à Vic-sur-Seille.
L"indépendance de la cité va durer de 1234 à 1552.
Metz s'organise alors sous la forme d'une République oligarchique (pouvoirs détenus par une petite partie de la société) et aristocratique : les familles bourgeoises dominent l'organisation de la République et s'arrogent le contrôle de l'ensemble des institutions.
Ces différentes institutions existaient avant l'apparition du régime républicain - elles avaient été créées par l'évêque avant son éviction - mais elles connaissent une double évolution :
Metz devient alors l'un des grands centres urbains d'Europe occidentale avec 30.000 habitants en 1300 et, après Cologne, la cité la plus riche de l'empire :
En 1552, le roi de France Henri II s'empare de Metz, Toul et Verdun. Alors finit la République de Metz et commence une autre histoire ...
Au XIIème siècle, profitant des incessantes crises entre la papauté et l'empire germanique, de l'affaiblissement continuel du pouvoir des evêques, les familles bourgeoises de Metz commencent à prendre insidieusement le contrôle des institutions. Dès 1157, une charte de l'évêque donne aux bourgeois les pouvoirs d'administration sur la ville et les faubourgs.
En 1231, la guerre des amis, suite au décés de Gertrude de Dabo et du réglement de sa succession, va précipiter les évènements et obliger l'Evêque à reconnaître l'indépendance de la cité. Le triomphe des bourgeois sur l'Eglise est complet. L'évêque Jean 1er d'Apremont est exilé à Vic-sur-Seille.
L"indépendance de la cité va durer de 1234 à 1552.
Metz s'organise alors sous la forme d'une République oligarchique (pouvoirs détenus par une petite partie de la société) et aristocratique : les familles bourgeoises dominent l'organisation de la République et s'arrogent le contrôle de l'ensemble des institutions.
La République messine se compose de trois éléments :
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- Les magistrats se détachent progressivement de la tutelle de l'évêque et ne lui rendent plus compte de la manière dont ils exercent leurs fonctions, même s'ils maintiennent l'apparence du système épiscopal en lui prêtant serment.
- Ces institutions, qui ont au départ un réel caractère démocratique, tombent progressivement dans le giron des Paraiges qui occupent toutes les magistratures.
Metz devient alors l'un des grands centres urbains d'Europe occidentale avec 30.000 habitants en 1300 et, après Cologne, la cité la plus riche de l'empire :
- de puissantes corporations et communautés de métiers vont venir s'y 'installer et animer des foires, rendez-vous des marchands lorrains, allemands, flamands et anglais.
- des banquiers vont ouvrir plus de 60 comptoirs et prêter sur gages au roi de France, à l'empereur de l'Empire germanique, aux ducs de Lorraine et aux comtes de Bar.
En 1552, le roi de France Henri II s'empare de Metz, Toul et Verdun. Alors finit la République de Metz et commence une autre histoire ...
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