La Tour aux Puces de Thionville

Entre 772 et 806, Charlemagne séjourna à sept reprises dans son Palatium (palais) à Thionville. Il y publia plusieurs capitulaires (acte de royauté). Sa deuxième épouse - Hildegarde - y trépassa en 783.
Selon la légende, qui ne tient pas compte des dates, Charlemagne adorait pratiquait la chasse dans les environs de Thionville. Pour ce faire, il avait une meute de 683 chiens. Quand il retournait à Aix-la-Chapelle, les chiens restaient à Thionville. Il fit donc construire cette tour afin d'y enfermer sa meute pendant ces absences. Celle-ci était couverte de puces. Une princesse carolingienne fut enfermée dans la Tour et mourut dévorée par les puces, d'où son nom de Tour aux Puces.
La Tour aux Puces - aussi appelée Tour aux Puits - changea de destination plusieurs fois, fut souvent endommagée et restaurée :
A partir de 1292, elle devient le siège de la prévôté.
Après le siège de 1558 par François de Guise, la tour prend une vocation militaire. Elle est transformée en magasin d'artillerie.
Puis, dès 1733, elle sert de prison militaire.
Utilisée par le Génie, elle est touchée par les bombardements lors du siège de 1870.
L'ancien donjoxn est dégagé des remparts lors du démantèlement des fortifications en 1903 puis fait l'objet d'une restauration : réouverture de fenêtres, pose de créneaux pseudo-médiévaux...
Depuis 1905, elle abrite un musée d'histoire et d'archéologie.
Elle est inscrite à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques le 11 mai 1932.
Fortement endommagée durant la seconde Guerre Mondiale, elle connaît une nouvelle campagne de restauration, ainsi qu'en 1998, quand la ville de Thionville prend la décision d'engager la réfection de l'édifice.
Pour visiter la Tour et le musée :Horaires : Ouvert toute l'année de 14h00 à 18h00
Tarifs : gratuit pour les moins de 18 ans - 2,90 € pour les adultes.