Les huguenots messins émigrés à Berlin
De la Porte Serpenoise à la porte de Brandebourg
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1685 : l'édit de Nantes est révoqué par l'édit de Fontainebleau. Celui-ci interdit, dans le royaume de France, les cultes protestants et poussent les huguenots à l'exil.
| Le Pasteur David Ancillon emmène les calvinistes du Pays Messin vers Berlin, alors capitale d'un petit état Allemand : la Marche de Brandebourg. | |
Près de 1200 messins s'installent à Berlin (qui a l'époque ne comportait qu'une demi-douzaine de milliers d'habitants).
Les nouveaux arrivants vont rapidement contribuer au développement de la ville qui, dès 1710, devient capitale du tout récent royaume de Prusse. Certains accèdent aux plus hautes charges administratives, diplomatiques, militaires, juridiques, financières ou religieuses. Ils imposent à la nouvelle capitale la culture française, en créant notamment le Lycée français de Berlin et contribuent avec leur savoir-faire et leur capitaux au développement des manufactures de la ville.
L'apport messin est aujourd'hui encore visible dans la capitale allemande où l'on retrouve des rues de Metz ou de Boulay ou encore des artères portant le nom de certains immigrants comme Arnouxstrasse, du nom de Pierre Arnoux, un jardinier de Courcelles-Chaussy.
Deux des descendants les plus célèbres des huguenots messins sont Lothar de Maizière, dernier chef de gouvernement de la RDA et son cousin Thomas, ministre fédéral d'Angela Merkel.
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