La gare de Metz
La gare de Metz a été construite par les Allemands qui ont occupé la ville de 1870 à 1918. Elle remplace l'ancienne gare l'emplacement des anciens remparts.Les travaux sont réalisés entre 1903 et 1908. Elle fut une gare stratégique pouvant accueillir les trains de voyageurs, de marchandises, ainsi que les trains postaux et permettait de faire embarquer 750 000 chevaux avec soldats en 24 heures. Elle est était surdimensionnée pour les besoins courants de l'époque ; elle reste très bien adaptée au trafic actuel et a subi peu de modifications. Avec une longueur de près de 300 mètres, cette gare, bâtie sur deux étages, est la plus longue de France. Le plan est de conception résolument moderne et toujours efficace. Elle se compose d'un pavillon central pour l'accueil et les services aux voyageurs, encadré de deux ailes en retrait pour la sortie et les services fonctionnels. ![]() Le style s'inspire des édifices romans du début du millénaire, rappelant, pour légitimer la présence allemande à Metz, son ancienne appartenance au Saint Empire Romain Germanique du Moyen-Age. La composition de la façade n'est pas symétrique, mais un avant-corps monumental doublé d'une tour de l'horloge de 40 mètres de haut est situé sensiblement au centre de la place. Les murs, ornés de pierres à bossage, sont bâtis en grès beige de Niderviller, avec un soubassement de basalte noir, et la toiture est couverte de tuiles vernissées vertes, avec quelques éléments en cuivre. Les façades et toitures sur la place, le hall des départs, le salon d'honneur et le buffet ont été inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1975. La gare de Metz a été classée monument historique le 15 janvier 1975. Elle a été restauré, il y a peu d'années, et les salles et couloirs intérieurs sont splendides. | ||
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| "La gare neuve, où l'on débarque, affirme la ferme volonté de créer un style de l'empire, le style colossal, comme ils disent en s'attardant sur la dernière syllabe. Elle nous étonne par son style roman et par un clocher qu'a dessiné, dit-on, Guillaume II ; mais rien ne s'élance, tout est retenu, accroupi, tassé sous un couvercle d'un prodifieux vert épinard." Maurice Barrès |
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l'emplacement des anciens remparts.