La Résistance en Moselle

Publié le par Anna K.

Les premiers élèments de la Wehrmacht étaient entrés à Metz le 17 juin, la Résistance mosellane se mit rapidement en place, aussi bien sur le plan individuel que collectif, pour contrer les mesures de germanisation du département. Elle était ici considérée comme un acte de trahison et non de résistance puisque la Moselle était annexée à l'Allemagne.

En octobre 1941, le chef de la sécurité allemand notait "la grosse masse des mosellans fait preuve d'une obstination grandissante à l'encontre du Reich"

Sur le plan individuel, de nombreux cas d'incivilité sont répertoriés :
  • maintien de l'usage du français dans les conversations,
  • injures contre le Führer en public,
  • refus d'effectuer le salut hitlérien,
  • destruction du drapeau à croix gammé,
  • écoute des radios anglaises ...
Sur le plan collectif, dès juillet 1940, un groupe de jeunes lycéens forma un premier mouvement "le groupe des étudiants". Celui-ci s'adjoignant quelques apprentis et employés des postes, une vingtaine, agés pour la plupart de 17 à 20 ans, devint "l'Espoir Français". Son but : s'opposer par n'importe quel moyen à la restauration de la souveraineté allemande en Moselle, par la diffusion de tracts, par l'interception, puis la transmission de renseignements sur les mouvements de troupes et d'informations politiques et économiques.
Le mouvement de Résistance le plus important en Moselle fut le Groupe Mario. Mario était le pseudonyme le plus connu de Jean Burger, instituteur à Talange. En juillet 1941, il fut chargé par le Parti Communiste d'organiser la Résistance en Moselle. Il dirigea donc l'action, jusque là spontanée et isolée, des militants communistes et cégétistes des chemins de  fer, de la sidérurgie et du bassin houiller. Le groupe comporta presque 3.000 adhérents. L'activité consistait en:
  • la formation de groupes de combat,
  • la constitution de dépôts d'armes et de munitions,
  • l'aide aux prisonniers de guerre évadés et aux jeunes réfractaires,
  • l'impression et la diffusion de tracts,
  • l'exécution de sabotages,
  • l'organisation du financement et du ravitaillement,
  • l'aide aux familles des camarades arrêtés
  • et la préparation de la libération.
Ce mouvement subit de lourdes pertes, à commencer par celle de son chef. Mario fut arrêté à 3 reprises : libéré la première fois, évadé la seconde, il est mort au camp de Dora le 4 avril 1945. Près de 900 membres du groupe furent arrêtés entre août 1941 et septembre 1944.

Un autre mouvement, moins important, faisait référence à l'appel du général de Gaulle. Joseph Derhan, ouvrier à Hagondange, avait formé au début 1942 un groupe gaulliste dénommé Parti de Gaulle. Fort d'une cinquantaine de membres, le groupe étala ses activités sur les années 1942 et 1943.

En août 1944, lorsque l'approche des troupes alliées permit l'action en plein jour, les différents groupes de résistance devinrent les FFI de la Moselle.

Publié dans Terre d'Histoire

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houba 02/01/2009 21:18

alors bien reveillonné?

TAILLE-CRAYON 02/01/2009 11:48

Que cette anné soit..................hummmmm taillé de beaux souvenirs.....
bises Lorent